Voici encor une chanson que j'aime bien

SIX ROSES
On est sam'di ce soir
Et moi au bout du comptoir
Du comptoir du p'tit bar
Du bar de Monsieur Edouard
Je pense... je pense ...

{Refrain:}

Les copains m'appell'nt "Six roses"
Et je ne comprends pas pourquoi
Pourquoi, pourquoi, pourquoi
Bien sûr ils sav'nt que j'aime les fleurs
Mais pourquoi justement "Six rose"
Plutôt que une ou deux ou trois
Les copains m'appell'nt "Six roses"
Pourquoi m'ont-ils donné ce nom
Ce nom, ce nom, ce nom
Bien sûr ils savent que j'aime les fleurs
Mais pourquoi justement les roses
Plutôt que les rhododendrons.

Et il y a Monsieur Edouard
Qui derrière son comptoir
Me dit que sûrement
C'était à cause de mes parents
Ça m'trouble... ça m'trouble...

{Refrain:}

Papa s'appelait pas "Six roses"
Puisqu'on l'appelait "Bois sans peur"
Sans peur, sans peur, sans peur
Grand-père on l'app'lait "la liqueur"
Tonton, c'était "l'irrigateur"
J'vois pas l'rapport avec les fleurs
Mais s'ils veul'nt m'app'ler "Six roses"
Après tout j'peux bien les laisser
Laisser, laisser, laisser,
Bien sûr ils savent que j'aime les fleurs
Mais pourquoi justement les roses
Plutôt que les rhododendrons.

# Online seit Donnerstag, 11. November, 2004 um 11:28

Et voila encor une interview

Et voila encor une interview
Elle arrive hilare à notre rendez-vous. Elle s'est en effet d'abord trompé d'étage et a tambouriné à la mauvaise porte. L'inconnu qui a fini par lui ouvrir n'en est pas revenu d'avoir en face de lui Annie Cordy : "Il croyait que c'était pour une caméra cachée, rit-elle encore, et il en a au moins pour une semaine à avaler ça". Depuis presque 50 ans qu'elle a passé les Ardennes pour devenir la plus française des Belges et inversement, son entrain est légendaire dans la profession. Toute petite déjà, pendant la guerre, Léonie Cooreman distrayait par ses chansons les soldats belges en garnison. De gala de bienfaisance en radio-crochet, celle qui se rebaptise Annie Cordy fait montre de toute l'étendue de son talent. Elle devient meneuse de revue, chanteuse, comédienne, bref, une véritable show-woman : "J'aurais bien aimé travailler aux Etats-Unis parce que j'ai cette discipline de fer que j'ai apprise à une époque où arriver cinq minutes en retard, c'était perdre un quart de son cachet. On faisait onze spectacles par semaine alors ! Les musiciens me disent toujours 'Annie, travailler avec toi, c'est pas du nougat' mais je sais qu'après moi, ils peuvent aller avec n'importe qui parce que je suis terrible", confesse-t-elle.

Elle connaît en effet le sens du mot exigence. "Je suis une dingue du timing et de l'esthétique. Si je vois un comédien entrer en pliant les genoux, il faut qu'il ait un talent monstre pour réussir à m'avoir" ! Pour le spectacle qu'elle a créé à l'Olympia l'automne dernier et avec lequel elle tourne en ce moment, elle a ainsi beaucoup travaillé sur le concept et la mise en place "Ca a été un vrai casse-tête. Si on fait se suivre deux numéros comiques par exemple, une chanson risque de manger l'autre. Et puis, je voulais un début, de bonnes transitions et une fin comme savent le faire les Américains. Quand je suis assise sur un fauteuil au théâtre, je veux avoir l'½il aussi occupé que l'oreille. C'est la même chose que je veux donner à mon public".

Il était logique que celle qui a chanté "Ma vie est une comédie musicale" se confie à REG@RD EN COULISSE sur sa carrière sur les planches même si "ma première discipline, mon enfant chéri, ça reste le tour de chant . Etre seule en scène avec mes musiciens, c'es formidable, c'est le bonheur total".

Elle a quand même neuf grandes comédies musicales à son actif. "Opérette, comédie musicale : appelez ça comme vous voudrez, on ne va pas faire de racisme ! Les ingrédients sont plus ou moins les mêmes. Bon, c'est vrai que dans les opérettes de la grande époque, le fil rouge était plutôt mince alors que dans la comédie musicale américaine, les histoires tiennent debout sans la musique". Et de rappeler que West Side Story sans la musique, c'est Roméo et Juliette... "Et si vous ajoutez des chansons à La marieuse, ça devient Hello, Dolly !".

les CDs d'Annie Cordy, 50 ans de succès, Annie Cordy chante Broadway et Hello Dolly ! sont dans notre rubrique Idées shopping. Ah, Dolly ! Cette comédie reste sans doute son plus grand triomphe sur scène. Un merveilleux souvenir qui a pourtant bien failli ne jamais devenir réalité. Michael Stewart, l'auteur du livret, est venu la voir à Paris pour la convaincre de créer le rôle en France. "Je ne connaissais pas la pièce mais après l'avoir lue, j'ai dit non. Vous comprenez, à l'époque, j'avais l'habitude qu'on écrive pour moi, alors ça ne m'intéressait pas de jouer une pièce écrite pour une autre. Comme on est bête quand on est jeune !", dit-elle dans un nouvel éclat de rire. Heureusement, ses amis insistent, elle finit par fléchir... et elle ne l'a jamais regretté depuis. "Michael m'a dit de ne surtout pas regarder le film Hello, Dolly ! avec Barbra Streisand, que ce n'était pas du tout comme ça qu'il fallait envisager le rôle. Je lui ai obéi toutes ces années. Vous croyez que je peux enfin le voir, maintenant ?". Jouer Dolly Levi, cette femme qui consacre sa vie à faire le bonheur nuptial des autres avant de s'intéresser au sien, a été un vrai bonheur. "Pensez donc ! C'était la première comédie musicale américaine à Mogador, un temple de l'opérette viennoise. On a tenu huit mois avant de commencer la première de trois tournées. Ca a été monté divinement à chaque fois. C'était vraiment formidable".

Lisez notre chronique du spectacle d'Annie Cordy à l'Olympia, 50 ans de succès, dans la rubrique Archives des spectacles. Un autre rôle musical qui lui colle à la peau, c'est bien sûr celui de l'héroïne de Nini la Chance. "C'était le titre d'un article qu'une journaliste de France Soir, Jacqueline Cartier, avait fait sur moi. Quand Jacques Mareuil (le librettiste et parolier) a commencé à travailler sur cette histoire de jeune femme amoureuse pendant la 2e Guerre Mondiale, il lui a demandé si elle voulait bien nous céder son titre... ce qu'elle a fait parce qu'elle est adorable". Elle regrette que cette comédie musicale française ne soit pas montée plus souvent : "Moi, je n'ai plus l'âge mais personne ne veut plus le faire parce qu'on pense que le rôle me colle tellement à la peau". Pour autant, le personnage de Nini n'est pas le double d'Annie... "Elle sait toujours ce qu'elle veut, et pas moi. Ma chance dans l'existence, c'est d'avoir toujours été entourée de gens qui m'ont poussé à faire des choses. Je ne suis pas carriériste du tout".

Nini la Chance lui aura en tout cas permis de créer sa chanson emblématique, "Ca ira mieux demain". "C'est une bouffée d'espoir. Que peut-on dire de mieux quand on a des problèmes ? Quand j'attaque cette chanson, je ne parviens jamais à la finir toute seule ! Le public la reprend en choeur... C'est comme un hymne à l'espoir qui traversera le temps. On le chantera encore quand je ne serai plus là".

Elle chasse d'un geste impatient (Annie ne connaît pas les vertus de la patience) cette bouffée de nostalgie pour préciser qu'elle aime toutes ses chansons même celles qui appartiennent à une veine moins sérieuse : "Cho Ka Ka O", "Tata Yoyo" et bien sûr le cultissime "La bonne du curé". Un titre qu'il lui a pourtant fallu batailler pour imposer : "Personne n'y croyait. Heureusement, le directeur de Sony France avait l'habitude de dire à Bruno, mon mari, 'Annie fait ce qu'elle veut dans la maison'..." Résultat : près de deux millions de disques à une époque où les chiffres de vente n'atteignaient pas les sommets actuels. "D'habitude, les gens connaissent les refrains de mes chansons mais là, ils chantent par c½ur tout au long de 'La bonne du curé' ! Je dis toujours à mes musiciens de baisser le volume pour que j'entende chanter le public. Ca me fait plaisir quand des grands gaillards de 30 ans viennent me trouver pour me dire qu'ils ont grandi avec moi. C'est un régal d'entendre ça !"

Sa vis comica est donc intacte après tout ce temps et elle en est fière. "Je ne comprends pas ces gens qui renient les chansons qui ont fait leur succès. Moi, si je n'avais pas chanté 'La bonne du curé', je ne serais pas là !". Elle assume.

Aujourd'hui, après quelques années en demi-teinte où elle a dû réapprendre à vivre sans son mari, Bruno, son grand amour dont elle parle toujours avec un vibrato dans la voix, elle est à nouveau très active. Elle vient de publier ses mémoires, a enregistré un disque de chansons de Broadway, et emmène son spectacle en tournée. Mais on aimerait bien la revoir dans une comédie musicale. "Nous travaillons sur ce projet de Madame Rosa, confirme-t-elle. Gilbert Bécaud a écrit de très belles musiques, Claude Lemesle a fait les lyrics et Didier van Cauwelaert a merveilleusement adapté le roman d'Ajar. C'est un si beau rôle, à la fois très poignant et drolatique, comme la vie quoi !". Mais elle ne sait pas pour le moment quand cela aboutira. "Je ne suis pas pressée, ça se fera quand ça se fera, je suis assez fataliste". De toute façon, ce projet lourd nécessitera une coproduction avec un ou plusieurs théâtres de province. Elle a l'habitude des tournées et cela ne lui fait pas peur. "Ce n'est pas juste que les provinciaux doivent toujours venir à Paris pour voir des spectacles. Nous devons aller vers eux. C'est toujours une rencontre formidable".

Il est vrai que son public, ses "Cordistes", apprécie sa grande accessibilité. "Mais c'est normal, je n'ai pas besoin de gardes du corps quand même. J'ai toujours été comme ça, je ne vais pas changer aujourd'hui. Dans la rue, les gens me disent 'Bonjour Annie' et je leur réponds 'Bonjour, ça va?'. Mes amis me demandent si je les connais. Bien sûr que non mais puisqu'ils me disent bonjour, je ne vais pas leur répondre d'aller se faire voir. Non mais !".

Annie Cordy a eu une belle vie, faite, comme toute les vies, de grands et de petits bonheurs et de quelques moments moins agréables. Et si elle avait une leçon à transmettre, ce serait celle ci : "Il faut faire ce métier sérieusement mais sans jamais se prendre au sérieux. Quand je travaille, il n'y a pas plus professionnelle que moi. Qu'on n'aille pas penser que je suis toujours la rigolote de service ! Mais en même temps, je sais quelles sont les vraies priorités et ma vie privée a toujours été plus importante que tout le reste. Mais mes 'Cordistes', ça fait 50 ans que je les traîne et ça fait 50 ans que j'ai de la veine... Alors, s'ils n'étaient pas là, je n'y serais pas non plus".

Si d'aventure, on sonne un jour à votre porte sans s'annoncer, ouvrez : c'est peut-être la recette de la bonne humeur et de la gentillesse qui se trouve sur le palier !
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# Online seit Donnerstag, 11. November, 2004 um 11:26

Voila sa photo dédicassée

Voila sa photo dédicassée

# Online seit Donnerstag, 11. November, 2004 um 11:03

et oui c un blog qui est concacré a Annie Cordy

et oui c un blog qui est concacré a Annie Cordy

# Online seit Donnerstag, 11. November, 2004 um 06:59

Annie Cordy à la Belge

Dans votre livre Nini la Chance, nous avons relevé ce passage où vous confiez que vous préférez déguster les moules et frites non pas comme le chante Jacques Brel, avec du vin, mais avec une bonne bière...

Annie Cordy: "Je n'imagine pas manger des frites et des moules avec du vin blanc. C'est curieux hein? C'est peut-être très bon, mais j'ai pris l'habitude de les manger avec de la bière. Une bonne bière c'est tellement bon.

J'apprécie tout particulièrement la Blanche. Mais j'aime aussi la Gueuze. L'autre jour, avec Aznavour avec lequel je viens de finir le tournage à Bruxelles d'un épisode de Baldi, nous sommes allés tourner à la Mort Subite

. Alors vous pensez, à la Mort Subite, ce sont les tartines de platte keis, c'est le régal! Mais j'adore la frite, même si je n'en mange pas trop, parce qu'il faut faire attention.

La frite, c'est une petite gourmandise qu'il faut s'offrir de temps en temps. Tous les jours, je ne pense pas que ce soit l'idéal pour la santé, mais c'est valable pour tout ce qui est friture, pas uniquement pour les frites."

Dans Astérix chez les Belges, on vous retrouve sous les traits de Nicotine, épouse du chef Gueuselambix. Bref, des références aux cigarettes et à la bière; comment l'expliquez-vous?

"Je ne sais pas pourquoi il a pensé à moi, qui ne fume pas, enfin, plus... Mais Annie Cordy, Annie Cotine, Nicotine... C'est peut-être à cela qu'il a pensé. Et puis je suis Belge quand même! Une bonne gueuze Lambix je ne suis pas contre, mais à petites doses. Il faut savoir commencer mais s'arrêter aussi (elle rit)."

La scène où vous vous êtes jetée au cou du Roi Baudouin pour l'embrasser, vous pourriez nous la raconter?
"Bien sûr. C'est la dernière fois que je l'ai vu d'ailleurs. C'était à l'ambassade de Belgique à Paris, il était venu avec la Reine Fabiola que j'ai revue depuis. Je lui avais rappelé un très beau souvenir que j'avais eu pour ses 25 ans de règne. Ca se passait au Palais de Laeken, il y avait une émission de variétés qui se passait en direct, j'en parle dans Nini la Chance, mon bouquin. Le protocole avait dit que le Roi arriverait à telle heure, avec la Reine Fabiola, la Princesse Paola, la Princesse Astrid et le Prince Albert qui n'était pas encore Roi. Nous étions en direct, il fallait commencer l'émission, et j'entame la première chanson (elle chante): 'Attention la bébête, la vilaine bébête...'. Et tout à coup je vois un cameraman devant moi qui me fait des grands signes, comme un moulin à vent: 'Non! Non!'. Tout cela parce que le Roi venait de rentrer sur l'air de la Bébête; mais il a pris cela très bien. Et quand je lui ai rappelé ce souvenir à l'Ambassade, il m'a dit une chose très belle et formidable: 'C'était bien hein, ah oui, c'était bien'. J'ai trouvé ça formidable. Il a répondu comme un vrai Belge."

Vous pourriez nous raconter une blague belge?
"Mais non, hein. Je suis incapable de me souvenir d'une blague qu'elle soit belge ou suisse. Je peux vous raconter une vraie histoire qui m'est arrivée. Un jour, je sors du Métropole vers 7h00 du matin pour promener mon chien. Il faisait un froid de loup avec un vent à décorner tous les cocus. J'avais à l'époque un petit chien avec une grosse fourrure, comme un petit renard roux. Un peu plus loin que le Métropole, un clochard regarde mon chien et fait: 'Eh bien pitje, ils ont bien fait de te mettre un manteau de fourrure hein'. J'ai trouvé cela extraordinaire (elle rit en se reprenant difficilement), ça ne s'invente pas cela! Ce n'est pas une blague belge, c'est l'esprit du Belge. Une autre histoire formidable est arrivée à un musicien français qui arrive à Bruxelles et cherche un studio d'enregistrement, mais il a oublié le lieu où il se trouve. Alors il arrête un monsieur et lui explique qu'il cherche un tel studio. Le monsieur lui demande si c'est dans le centre de Bruxelles. Le Français lui répond qu'il ne le sait pas. Est-ce dans le nord? Je ne sais pas. Du côté du Midi alors? Le Français, à nouveau: je ne sais pas monsieur. Et finalement le Belge lui répond: 'Oui mais monsieur, quand on ne sait pas, on ne va pas hein'. Je trouve cela extraordinaire. C'est une réponse de bon sens!"


Vous arrive-t-il encore d'acheter vos frites dans un fritkot?
"Non. Mais j'aime bien cela! Ca me rappelle mon enfance. On allait au cinéma le samedi soir et quand on sortait de là, notre grande gourmandise c'était un cornet de frites, qui coûtait 1 franc à l'époque, et 25 centimes de piccalilli. C'était le pied intégral, un régal! C'est comme cela que j'aime bien les manger en fait. J'en mange... pas tellement. Mais un moules et frites de temps en temps, c'est bon hein! Dernièrement, j'ai eu de la chance: il faisait très beau à Bruxelles, et je suis allée à Ostende. J'y ai mangé une sole que j'appellerais majeure, car ici c'est ainsi qu'on les sert, avec des frites. Je me suis régalée. Ensuite, je suis allée me faire venter partout, parce qu'il y avait un vent incroyable. C'était formidable, j'adore la côte belge. On se sent revivre, on est rouge, mais on a respiré, on est bien. C'est plein de souvenirs... Comme le kwistax, j'en ai fait tant! Avec mon frère, sur la plage... On avait du courage pour aller se baigner, car l'eau y est rarement chaude. Mais on ne s'y serait jamais baigné s'il avait fallu attendre qu'elle soit à 22. Même si on part plus facilement vers les mers chaudes aujourd'hui, je suis restée très eau froide. J'aime vivre dans le froid. D'ailleurs, les gens qui rentrent dans ma chambre, ils repartent tout de suite parce qu'ils sont gelés sur place. Comme dans mes loges, j'ai horreur d'avoir chaud. J'aime le vent, j'aime la pluie... Mon corps a besoin du froid, quand j'ai trop chaud je ne suis pas bien dans ma peau. Il y a d'ailleurs une question que je devrais poser aux toubibs: je ne transpire pas, est-ce normal? Après deux heures de spectacle, c'est à peine si je perle un petit peu sur ma frange. Il faut que je pose cette question, car quand je vois comment transpirent certains de mes collègues... Ca doit être terrible."
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# Online seit Donnerstag, 11. November, 2004 um 06:54